César

De loin, l’on entend déjà la clameur,
Les hourras et les pleurs,
Les peines et les joies,
Et l’on annonce le triomphe du roi…
Trompètes, sirènes et timbales,
Pour un homme impérial,
Une couronne sur la tête,
Dans les mains un sceptre,
Il peut désormais régner,
Sans partage, ni égalité,
Qu’importe il est roi,
Et il rayonne de mille feux,
Et il rit aux éclats,
Des erreurs des malheureux,
Mais qu’importe il est roi…
Cet être, mon souverain,
Au savoir suprêmement divin,
Capable d’invoquer les forces astrales,
Les tempêtes célestes et tropicales,
Pour humilier les hérétiques,
Pour éradiquer les paroles utopiques.
Son royaume luxuriant n’est que terreur.
L’énonciation de son nom suscite la peur,
Et les paysans s’affolent,
Et leur labeur frivole s’envole,
Mais le roi en raffole,
Alors, dans le pays, on en rigole…
Car il est un saint, envoyé de Dieu,
Lui, le personnage biblique, si talentueux,
Apôtre et disciple tout-puissant de l’injustice,
Brillant de son charisme,
Et tutoyant la Lune, les étoiles et l’univers…
Mais, son personnage légendaire,
Ne pourrait-il pas redescendre sur Terre,
Sans colère, ni tonnerre,
Juste, pour être professeur…
Seulement, quelques heures…

J-J Ruisseau