Le canard
Fortement entraîné
Durant toute une année
Par son grand maître
(Un supérieur être)
Le canard participa à la semaine olympique
Avec l'objectif d'amasser un "max de fric"
Première épreuve : traverser l'étang
Un lièvre, une grenouille, un colibri.
Les organisateurs eurent choisi,
Pour qu'aucun des oiseaux ne parte devant,
De faire partir sous l'eau tous les concurrents.
Départ : le colibri se noya.
Quant au lièvre qui ne savait nager rama.
La grenouille coula dans les profondeurs.
Et le canard nageait, avec personne devant lui.
"Course gagnée !", pensa-t-il avec le cœur
Battant la chamade quand l'autre apparut devant, eh oui !
La grenouille remonta juste devant !
Pour le canard, ce fut très énervant !
Deuxième épreuve : la forêt.
Chaque concurrent réapparaît.
C'est parti !
C'est reparti !
La grenouille fut laissée sur place.
Le lièvre déboulant à toute vitesse
Fit preuve d'une impressionnante maladresse :
Il se prit un pommier en pleine face
Et tomba dans les pommes
Comme si un marteau l'assomme.
Et en voyant cela,
Le canard s'envola.
Il filait tout seul vers l'arrivée
Quand il vit le colibri en piquée
Lui piquer cette victoire à portée.
Troisième épreuve : la savane.
Des vautours veillaient à tuer ceux qui s'envolaient.
Le colibri tenta de partir dans les airs,
Mais plaqué comme un rugbyman,
Lui, puis la grenouille déshydratée, déclarèrent forfait.
Quant au lièvre, il traça. Ensuite il s'endormit par terre.
Le canard pris l'avantage
Et, cette fois, il fut plutôt sage :
Alors que de l'arrivée il approchait
Ses adversaires, l'un après l'autre, il observait.
Le colibri était KO,
La grenouillée brûlée par ce temps chaud,
Et le lièvre ? Une fusée frôla le canard
Qui perdit juste après qu'il ait hurlé victoire !
Sans gramme d'or gagné,
Il fut désemparé.
Il fut misérable ruiné.
Il ne put plus que prier, mendier...
Je pense donc, en grande moralité
Que rien ne sert
De savoir tout faire,
Le tout, c'est savoir faire
Au mieux le tout qu'on sait faire.
Charles Bol d'Air