Le lycée
Si tout se passe "bien" on y reste 4 ans
Mais parfois 5,6, 7 voire 8, si on est plus lent !
C’est d’abord les cours, les contrôles, les devoirs
Mais c’est aussi un lieu qu’on regrettera de ne plus voir.
Oui bien sûr le lycée "c’est chiant"
C’est debout tous les matins à 7h voire avant
C’est allez dans le froid et le vent prendre son train
Sa voiture, son bus ou a pieds si on est du matin
Mais le tout c’est de ne pas arriver en retard
Car sinon c’est festival des prétextes difficiles à croire
Dont les profs se feront un plaisir de douter
Pour, disent-ils, vous faire "prendre vos responsabilités"
Mais tout le monde sait bien qu’eux aussi
Dans leur jeune age, ils étaient lycéens avertis
Et faute de ne jamais l’avoir quitté
Mieux vaut il encore être le bourreau… au lycée.
Si la ponctualité n’est pas un problème
L’attention en cours est un autre domaine
Où quand les cheveux ne peuvent plus rien cacher
Ni les yeux a demi-clos, ni les bâillements répétés
Le prof pas aveugle non plus
S’approche doucement mais convaincu
Sa main sur votre épaule et se penche a votre table
Et vous lance "faut dormir la nuit au lieu de regarder le câble"
Si là encore vous n’êtes pas concerné
Car adepte de vitamine dés le matin vous carburez
Là où ça se corse, c’est peut-être la participation
Ou devant "vos camardes… répondez à la question !"
Votre discours onomatopéique
S’embrouille de "euh bah euh"
Et votre réflexion philosophique
N’est comprise que par vous seul
Mais dans ce désarroi le prof ne peut vous abandonner
C’est pourquoi par compassion il tente de vous rassurer
Et de sa voix apaisante vous adresse ces quelques mots :
"Vous me ferez ce travail et je le veux demain sur mon bureau"
Mais si là encore vous avez des capacités
Et que l’inspiration pour vous c’est inné
Alors peut-être là où ça se complique
C’est à la cantine, pour y arriver à pic !
Une queue interminable
Où les profs vous passent devant
Voir les terminales
Bien sûr c’est les plus grands !
Et au bout de trois quarts d’heure
Quand enfin c’est votre tour
Il ne reste ni pâtes aux beurres
Ni de pizza cuite au four
C’est pas grave il reste néanmoins le poisson plus très chaud
Les brocolis ramollis et le yaourt à la noix de coco
Et même si vous devez manger tout ça en moins de cinq minutes
Ca vous détourne l’esprit du cours sur l’empire et sa chute
La cloche sonne, à nouveau on va en cours
On en profite pour envoyer des mots d’amour
Au beau gosse du dernier rang qui joue avec ses crayons
Dessine sur les tables mais qu’on trouve "trop canon"
Dernière heure et non la moindre pour tout lycéen
Qui guette toutes les 3 secondes, sa montre à la main
Le moment où la grande aiguille rencontre le 6
Et que sonne 16h30 l’heure de fin du supplice
Chacun se dirige vers la sortie
Doucement, vite, seul ou avec ses amis
Des petits rires ou disputes éclatent par ci par là
Déjà les cours sont loin perdus dans le brouhaha
Quand c’est tous les jours comme ça, on peut être fatigué
Les jours se répètent, les mois, les années
Mais quand on y repensera dans 10, 20 ou 30 ans
Chacun quel qu’il soit se dira "c’était quand même le bon temps"
Mad Ame 2 Sévigné