Le procès

Des êtres supérieurs se réunissent une fois tous les trois mois
Pour décider, seul, de notre avenir, de notre sort.
Ils possèdent presque le droit de vie ou de mort.
Ils se sont arrogés ce privilège, mais de quel droit ?
De quel droit de cette réunion nous ont ils écartés ?
De quel droit ont ils décrété que nous ne puissions nous y rendre ?
De quel droit nous empêchent-ils de nous défendre ?
Se défendre, la plus élémentaire des libertés !
Serions nous sous l’emprise de tyrans ?
Qui sont ils pour nous infliger tant de malheur 
Au cours d’un procès, où l’avocat est tout simplement absent ?
Nous ne faisons que subir, attendre dans la peur,
La fin d’un réquisitoire, toujours plus noir
Qui fait naître dans nos cœurs un sentiment de désespoir.
Le temps est au changement.
Fini les professeurs-dictateurs !
Adoptons d’autres valeurs !
Le dialogue existe…
Faisons en sorte qu’il ne soit plus utopiste !
Puissions nous à la parole avoir le droit
Sans pour autant, apparaître comme insolent ou délinquant.
Et même si l’on peut être réticent,
Sachez que bientôt vous n’aurez plus le choix…

J-J Ruisseau