Métaphysique

La fenêtre qui ouvre sur les ténèbres de mon âme
N'est ni grande, ni belle, ni pleine de charmes...
Aucune lumière n'y survit; aucun espoir n'y passe
Aucun autre dégradé que celui du noir, hélas!

Car elle m'est bunker face au monde
Protégeant et nourrissant le mien,
D'amertumes, de désespoir et de chagrin
Inutile car vide et non féconde.

Toujours en quête d'images douces
Déformant ma rose, oh combien ténébreuse,
Cette fleur, reflet de mes pensées odieuses,
Siffle ma douleur jusqu'au bout de mon corps.

Le mal psychique est alors à son apogée
Il n'est plus unique mais s'est dédoublé.
Il touche à présent mes membres, devenant physique
Je suis triste, fatiguée voire exténuée, pathétique...

Pâle Vervaine