Neptune

Je voudrais me persuader

Que le cours est un beau rivage,

Protégé des typhons, gardé des pillages,

Et oublié des pirates dégénérés,

Errant par les mers, les océans,

En quête de vengeance, ignorant les innocents.

 

Je voudrais me persuader

Que cette plage de sable fin

Regorge de trésors, dont les parfums

Nous envoûtent, nous déroutent, et nous attirent ;

Dont la richesse parvient à nous éblouir,

Dont la vertu nous stupéfait.

 

Je voudrais me persuader

Que sur cette île, ce jardin d’Eden,

N’accostent que des navires marchands,

Bravant tourmentes et tempêtes à grande peine,

Ou affrontant l’ennui du calme plat, si accablant,

Par simple amour de la mer, un amour passionné.

 

Je voudrais me persuader

Que sur ce joli bord de mer,

Se tient un phare visionnaire,

Éclairant de toute sa lumière, notre futur,

Mais nous rappelant aussi, le passé, sans torture,

A nous, pauvres naufragés, sur la côte échoués.

J-J Ruisseau